Avec le VOLTIJ
si vous ne passez pas une figure, ce n'est pas la faute du planeur ...

Envergure 2,02 m Longueur 1,25 m Surface alaire 36 dm2 Poids 1600 à 1800 g Charge alaire 44 à 50 g/dm2

100% voltige,
100% gratteur et
aucun compromis




Avec le VOLTIJ, nous avons réussi à concilier des objectifs antagonistes : une aile parfaitement adaptée à l'acrobatie, mais aussi performante pour prendre de l'altitude.
Le profil d'aile utilisé est le MG05 conçu par Marcel GUWANG. Ce profil est symétrique (pour les figures et le vol inversés) et parfaitement adapté au pilotage 4 axes avec de grandes surfaces d'ailerons (pour avoir un excellent Vz mini et des figures radicales).
Nous avons ainsi obtenu un planeur trés efficace quelque soit la phase de vol.
Le VOLTIJ vous permettra des évolutions sans limite, exceptée celle de votre imagination.
Ce planeur est aussi économique : il a été conçu pour être équipé de servos standards.


Pilotage / Installation

4 axes obligatoire :
Elevons (ailerons utilisés comme volet de courbure) - Prodondeur - Dérive <=> 4 servos standards


Description du kit



L'aile et ses 2 ailerons sont faits en polystyrène haute densité recouvert de fibres de verre. L'aile est suffisament rigide pour résister à toutes les figures possibles. Les ailerons sont déjà pré-découpés, les fourreaux sont installés dans l'aile et le stab. Le fuselage et la verrière sont en fibres de verre.

Le kit comprend : l'aile en 2 parties, le fuselage avec la verrière et la dérive, le stab, le renvoi d'angle, les foureaux aluminium et laiton à installer dans le fuselage (clés d'aile, axe de renvoi), les clés d'aile et de stab.

La version luxe comprend en plus les commandes en carbone, 6 chapes métal M2,5 , 33 cm de tige filetée M2,5 , 2 chapes à boule avec CAP emmanchée. Les ailerons sont découpés, renforcés au microballon avec lèvres d'étanchéité et articulés au silicone.

Sur demande, le Voltij peut être fabriqué entièrement en carbone. Ci-dessous : le voltij carbone électrique de Marc Chevasson (photos de Vincent Besançon).





Le Voltij "quadro-flaps"


Le Voltij quadro-flaps d'Adrian Cuesta - Espagne


Le Voltij en quadro-flaps est de plus en plus demandé.
En effet l'ajout de 2 servos supplémentaires (exemple : graupner C271) permet d'optimiser le comportement en roulis ; les volets débattent alors moins que les ailerons et la trainée s'en trouve diminuée. L'utilisation des aérofreins crocodiles facilite grandement les atterrissages.

L'option "quadro-flaps" se compose d'un trou dans la 1/2 longueur de la 1/2 aile pour le passage des fils de servos ; la zone recevant le guignol d'aileron est un peu plus chargée en résine microbalonnée.
Supplément de prix : 10 euros

Sur son site web, Laurent Vidal a rédigé un excellent article dans lequel il explique toutes les étapes du montage en "quadro-flaps" : aerololo.free.fr



La décoration du Voltij


Le Voltij est bicolore ; il est composé d'une base jaune ou blanche et d'une couleur au choix.

Répartition des couleurs : fuselage jaune/blanc, verrière et dérive de couleur
* si aile avec base jaune : extrados jaune avec dégradés de couleur, intrados couleur
* si aile avec base blanche : extrados couleur avec dégradés blancs, intrados blanc

Les couleurs disponibles sont : orange, rouge, rose, vert, bleu clair, bleu foncé, milka (violet clair), violet foncé.



Voltij jaune/rouge



Voltij jaune/milka



Voltij blanc/milka
(photo Pierre Rondel)


Le "Voltij Némo"


Nombreuses combinaisons en 3 couleurs possibles.
Voir exemples sur les pages du Prodij HM et de l'Alliaj HM.
Option Nemo 3 couleurs en supplément (page "tarifs").



Voltij Nemo orange / blanc / bleu foncé - Photos de Matthieu Mervelet



Voltij Nemo jaune / blanc / vert - Photos de Mario Ferrari



Voltij Nemo turquoise / blanc / bleu foncé



Voltij Nemo orange / jaune / rouge



Voltij Nemo turquoise / argenté / bleu foncé (avec verrière argentée et dérive turquoise / au lieu de bleu foncé)
et Voltij Nemo rose / argenté / bleu foncé (avec verrière et dérive argentées / au lieu de bleu foncé)




FLY TEST

par Jean-Louis Coussot pour le magazine FLY International Juin 1999.




Surprenant !
Oui, de A à Z, le Voltij est un planeur qui surprend. Ca commence par ses lignes extérieures. Le fuselage présente une largeur presque constante du nez à la queue ! Objectif, une surface latérale avant importante et très plate, destinée à favoriser le vol sur la tranche. La dérive, très épaisse, est prolongée vers le bas par une sous dérive, afin de "descendre" au maximum l'action de la gouverne de direction et limiter ainsi les effets secondaires. L'aile, implantée médiane est équipée d'un profil très spécial pour un planeur, conçu par Marcel Guwang, et baptisé MG05, il s'agit d'un biconvexe symétrique de 9% d'épaisseur relative, avec une épaisseur maxi très avancée , ceci pour favoriser le pilotage 4 axes, c'est-à-dire l'utilisation de volets dynamiques de très grande profondeur (30% de la corde).

Lancer :
On dispose de beaucoup de hauteur sous l'aile pour saisir le Voltij, cependant, l'étroitesse du fuselage donne une prise en main inhabituelle, avec la main très fermée. En air calme, le lancer est facile. Par gros temps, la tenue latérale est moyenne et on sera content d'avoir un lanceur.

Vol lent :
C'est la très grosse surprise ! Le Voltij, malgré une charge alaire élevée pour sa taille et son profil mince et symétrique vole parfaitement dans une dynamique très modérée. Les volets s'avèrent d'une efficacité exceptionnelle et on peut doser la portance et la vitesse de vol en choisissant la position de la courbure. Avec les réglages indiqués dans la notice, le lacet inverse n'est jamais gênant, même en vol très lent. La dérive puissante n'est utilisée en virage et en spirale qu'avec de faibles amplitudes, amplement suffisantes. Le vol lent volets fixes baissés de 12 mm permet de gratter très correctement et de monter dans les thermiques aussi bien que beaucoup de planeurs moins chargés. La stabilité spirale est bonne et la tenue de l'inclinaison facile. Le planeur est indifférent en roulis, ce qui est normal vu le dièdre nul. Le décrochage intervient très tard et l'abattée est parfaitement axée. Le départ en vrille n'est obtenu qu'en provoquant la dissymétrie. En vol lent volets à 6 mm et snap flap actifs, on peut serrer les virages sans crainte de voir le Voltij déclencher. L'utilisation des volets dynamiques permet de soutenir les virages aux volets et non à la profondeur, ce qui permet de tourner encore plus court dans les zones ascendantes et donc de les exploiter au mieux. En transition, les volets dynamiques permettent de doser la vitesse du modèle très précisément et d'exploiter la masse d'air: ça monte, on freine et on augmente le Cz, ça chute, on rentre les volets pour accélérer et quitter la zone au plus vite.

Vol rapide :
Deuxième surprise : le Voltij ne se traîne pas, mais il ne vole pas spécialement vite pour un tout-plastique. Ce n'est pas une machine destinée au F3F, c'est clair. Les trajectoires sont propres en air laminaire. Le Voltij préfère assurément une dynamique modérée et laminaire à un vent très violent et turbulent.

Voltige :
Le chapitre pourrait être mélangé avec le précédent. On a pour habitude de penser que voltige planeur et vent fort vont de paire. Il faut absolument oublier cette idée avec le Voltij. S'il est capable de voler dans la tempête sans difficulté, ce n'est pas dans ces conditions qu'il donne le meilleur de lui-même. C'est dans le petit et moyen temps qu'il révèle ses capacités. Le Voltij présente certaines similitudes avec les multis de F3A : il semble voler à vitesse assez constante et n'accélère pas trop dans les descentes. Il est par contre capable de passer les figures classiques avec une vitesse modérée. On se contente donc d'une altitude initiale faible pour pouvoir envisager une figure. Les tonneaux peuvent être au choix très rapides ou très lents. En tonneau lent, l'utilisation de la direction reste modérée. Les tonneaux à facettes marquent parfaitement les arrêts de rotation, sans inertie. Attention à la puissance des ailerons pour ne pas aller trop loin sur les facettes. Les boucles peuvent au choix être amples ou ultra serrées. L'utilisation des volets dynamiques permet des fantaisies, du genre boucle de grand diamètre resserrée au sommet. La boucle inverse passe facilement et ne consomme pas une très grande altitude. Elle remonte correctement et si vous êtes un peu limite en vitesse en arrivant en haut, sortez les volets en grand, le modèle n'avancera pas plus, mais il ne retombera pas !

Passons à la direction : le renversement est remarquable. Il peut être botté vraiment tard et pivote de façon très pure. Contrairement à la plupart des planeurs, pas besoin de contrer aux ailerons durant la rotation pour rester dans le plan. Il est possible de faire un renversement "à facettes" en contrant à la direction quand le planeur arrive fuselage horizontal. On peut nettement l'arrêt et relancer la rotation. Joli, surprenant, exotique. Pire, si on botte assez tôt et que l'on contre ainsi, en maintenant l'ordre à contre, on arrive à laisser descendre le planeur sur la tranche quelques mètres. Euh, dites, c'est grave ? Bien entendu, les renversements peuvent sortir aussi bien ventre que dos et le double renversement est une formalité. Toujours concernant la direction, passons au vol tranche qui est carrément exceptionnel. On prend du badin, on met le nez 5° en l'air, un coup d'ailerons, et toc, un poil de direction pour tenir le nez haut. Le planeur reste parfaitement en ligne, et il n'y a pratiquement aucune correction à faire aux ailerons. Au fur et à mesure que la vitesse diminue, on augmente la pression sur la direction, et ça dure ! Il faut éventuellement corriger très légèrement à la profondeur. Si on insiste, on arrive en butée de dérive, le planeur toujours stable et maîtrisable. Il commence alors à s'enfoncer, mais avec les ailes toujours verticales et le nez ne plonge pas. Avec une bonne vitesse, on peut facilement faire 100 mètres sur la tranche avant que le planeur ne commence à descendre. Je crois que je n'avais jamais vu cela avant en planeur. Je passe sur les figures classiques genre retournement, Immelmann, huit cubain qui évidemment passent sans difficulté. Démarrez une boucle, et arrivé au sommet, là où normalement la vitesse est trop faible (d'habitude...), passez un demi tonneau, poussez pour continuer en boucle inverse et en arrivant de nouveau en haut, demi tonneau, complétez la boucle ventre... Avec le Voltij, c'est presque facile !

Le vol dos est très facile, identique en fait au vol ventre. Gratter sur le dos n'a jamais été aussi facile. Quant aux figures dos, le planeur est capable de faire exactement les mêmes qu'en vol ventre, reste à savoir si le pilote arrive à tout inverser correctement. Un retour sur le décrochage : si la vrille part à la direction seule en vol ventre, elle doit impérativement être aidée aux ailerons pour un départ correct en vol inversé. Les arrêts sont nets quel que soit le nombre de tours effectués. Les déclenchés sont nets, rapides et l'arrêt peut être précis. De ce fait, l'avalanche figure plus usitée en avion qu'en planeur est parfaitement faisable.

Venons-en à l'utilisation des volets dynamiques aussi bien en positif qu'en négatif : mon impression actuelle est qu'il faut réapprendre à piloter longuement de cette façon pour en tirer le meilleur en voltige. On étend assurément les possibilités de la machine avec par exemple du vol dos à des vitesses extrêmement faibles, accessible même en partant d'un vol lent ventre...

Les possibilités avec des réglages conventionnels sont déjà excellentes et le pilote qui ne veut pas passer au "4 axes" n'a pas de crainte à avoir, le Voltij marche parfaitement de façon classique. La seule chose, c'est qu'il faut au moins utiliser les volets sur un inter à trois positions, toutes positives, avec un couplage "snap-flaps" en prime.

Approche et atterrissage :
Le Voltij arrive très vite et l'utilisation des ailerons relevés le fait chuter mais pas ralentir. Si la zone de posé est porteuse, attendez-vous à des atterrissages rapides. Si vous posez dans une zone neutre, la sortie des volets en courte finale permet de freiner considérablement avant de toucher. Pour ma part, je pense qu'une technique pour ralentir le Voltij est d'approcher en glissade, et de profiter de la surface latérale pour freiner le modèle en attaque oblique, l'absence de roulis induit rend la manoeuvre modérément délicate.




Le Code de la Route prévoit désormais des passages bas de Voltij ! Panneau créé par Steve LANGE, USA, un accro du Voltij. Vous pouvez jeter un oeil sur son site : www.slopeaerobatics.com


Laurac, près de Toulouse